Quand questionner c'est réfuter

Résumé : Les virtualités argumentatives d'une forme telle que Comment + pouvoir + 2nde personne ? autorisent la réalisation d'actes de langage de diverses valeurs illocutoires (simples questions, réfutations, critiques, plaintes, etc.). On peut donc se demander ce qui, dans la matérialité discursive, oriente notre interprétation vers un macro-acte de réfutation. En nous appuyant sur un corpus d'étude, nous déterminons comment ces conditions qui guident notre interprétation vers une réfutation se manifestent dans la matérialité discursive. Cette mise en correspondance entre marques linguistiques et conditions de réussite permet de caractériser le contenu propositionnel des réfutations réalisées à l'aide des questions en Comment + pouvoir + 2nde personne ? : il correspond à la négation du présupposé pragmatique de l'acte initiatif, autrement dit à la condition essentielle de l'acte illocutoire. Derrière cette étude sur la réalisation indirecte des actes de réfutation se profile une réflexion plus générale sur la représentation linguistique de l'acte de langage.
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Contributeur : Sophie Anquetil <>
Soumis le : dimanche 22 décembre 2013 - 23:10:59
Dernière modification le : mercredi 28 février 2018 - 17:06:02

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  • HAL Id : hal-00921947, version 1

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Sophie Anquetil. Quand questionner c'est réfuter. FRANÇOIS J., LARRIVEE P., LEGALLOIS D. & NEVEU F., (Dir.). La linguistique de la contradiction, Peter Lang, pp.217-233, 2013, 978-2-87574-053-3 br. ⟨hal-00921947⟩

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