Réaliser et communiquer le changement - RCC : Projet "Actions structurantes" Equipes participants : EHIC - CRIHAM - OMIJ - FRED.

Résumé : Direction: Till R. Kuhnle Durée: 2013-2015 Descriptif: La notion de " réforme " qui domine le discours socio-économique actuel renvoie à la question de la légitimité d'une modification effectuée à l'intérieur d'une société, d'une tradition, d'un système économique ou de tout autre ensemble fonctionnel et signifiant dans le but d'une amélioration. Cela dit, elle implique un changement par des moyens conformes aux règles existantes afin de maintenir l'ensemble en question, à savoir son identité, même là où elle désigne une pratique censée l'abolir. La notion de " réforme " est donc située à la charnière d'une dialectique qui s'exprime en plusieurs notions adversatives comme celles de " tradition et innovation ", de " tradition et révolution ", de " révolution et restauration " ou de " révolution et évolution ". Par le biais de l'idéologie, le discours réformateur peut être aussi celui d'une rupture qui - par définition - irait à l'encontre de son message initial : le maintien de l'objet auquel il se réfère. Or, s'il s'agit d'un système complexe, comme c'est le cas pour toute civilisation ; un tel système dispose toujours d'une " marge de contingence " (Luhmann) : les différents domaines ou " microsystèmes " qui le constituent peuvent subir des changements, voire des ruptures, sans pour autant porter atteinte à son identité. C'est notamment le cas dans le domaine de l'art qui connaît des changements dans le système des genres et dans l'ensemble des procédés artistiques, sans pour autant perdre son statut en tant qu'art - même face au défi des avant-gardes dites historiques. Ainsi, le formalisme russe préconise-t-il un modèle dynamique où, par l'interaction de certains éléments, les microsystèmes créent une " série " - à l'instar de la " série littéraire " (Tynjanov). En sciences humaines, Foucault a mis en lumière de nouvelles discursivités, prononcées par des instances qui occupent une place assignée dans l'ordre du discours. Cela permet de formuler les hypothèses suivantes : (1.) tout discours de légitimation préconise un changement (réforme, révolution, mutation, innovation, évolution) ; (2) c'est par les modifications effectuées qu'un mouvement ou un pouvoir se justifie ; (3) les changements et leurs communications sont l'essence même de toute civilisation complexe ; (4) ce sont les représentations - donc le discours - accompagnant un changement qui décident de sa qualité ; il n'y a donc pas de critère absolu pour distinguer entre réforme, révolution, évolution ou innovation ; (5) à l'intérieur d'un système complexe, à savoir d'une société ou d'une civilisation, le notions d'identité et de changement demandent toujours d'être redéfinies.L'aspect structurant du projet résulte des cinq pôles présentés ci-dessus qui s'inscrivent dans les principaux axes des équipes participant au projet. 1. Histoire et temporalité - 2. Nomos et géographie - 3. Volonté - 4. Nouvel historicisme - 5. Identité versus hybridation
Type de document :
Rapport
Liste complète des métadonnées

https://hal-unilim.archives-ouvertes.fr/hal-00942208
Contributeur : Till Kuhnle <>
Soumis le : mardi 4 février 2014 - 18:26:04
Dernière modification le : mercredi 28 février 2018 - 17:06:03

Identifiants

  • HAL Id : hal-00942208, version 1

Collections

Citation

Till Kuhnle. Réaliser et communiquer le changement - RCC : Projet "Actions structurantes" Equipes participants : EHIC - CRIHAM - OMIJ - FRED.. 2014. ⟨hal-00942208⟩

Partager

Métriques

Consultations de la notice

173