Diderot et les dames Volland lecteurs de Richardson : échanges de vues, vers une poétique (du roman) épistolaire

Résumé : Pour Diderot, il allait de soi que Richardson écrivît par lettres ses romans - ce n'était pas là son seul talent particulier, cet usage étant depuis Montesquieu si répandu à son époque. Ce qui était extraordinaire, c'était que Richardson mît ses lettres à la disposition d'une peinture populaire et vivante de la société. On peut penser que si Diderot, à la recherche d'une poétique de l'expressivité à la fois didactique et humaine, lui-même épistolier surdoué, s'est engouffré, une fois l'aventure théâtrale mise en sourdine, dans ce mode d'écriture à la première personne (révélé et relayé un temps par la rédaction de La Religieuse), c'est que les Lettres à Sophie Volland lui ont servi d'exutoire sentimental, mais aussi de second souffle littéraire pendant dix ans au moins (1759-1769) - par la vertu de l'autre avantage remarquable de ce mode d'écriture, sa pente naturelle à la digression philosophique, esthétique ou romanesque. Ceci jusqu'à ce que d'autres modèles s'offrent à lui, comme le dialogue et l'essai, ou même le concurrencent un temps, comme les éblouissants Salons.
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Communication dans un congrès
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Contributeur : Odile Richard-Pauchet <>
Soumis le : dimanche 9 mars 2014 - 22:32:29
Dernière modification le : mercredi 28 février 2018 - 17:06:03

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Odile Richard-Pauchet. Diderot et les dames Volland lecteurs de Richardson : échanges de vues, vers une poétique (du roman) épistolaire. Diderot et les dames Volland lecteurs de Richardson : échanges de vues, vers une poétique (du roman) épistolaire, Mar 2013, Toulouse, France. p.155-167. ⟨hal-00957259⟩

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