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Communication dans un congrès

Limoges, du 9 au 11 oct. 2014: Organisation du colloque "Terre promise et terre de refus. Art et littérature des réfugiés en France face à l’Occupation" (EHIC, avec la colloaboration de la chaire d'excéllence 'Gestion du conflit et du post-conflit, le Musée départementale de l'art contemporain de Rochechouart et le Musée de la Résistance à Limoges). Contribution présentée: « Donner un sens à ce cauchemar? Exil et captivité comme ouvertures vers l’existence chez Levinas et chez Fondane »

Abstract : Pendant l’entre-deux-guerres, d’innombrables artistes, écrivains et intellectuels de tous les pays furent attirés par la France et sa culture ; nombre d’entre eux furent contraints de quitter leur patrie et finirent par partager le sort de leur terre d’accueil. Après avoir été déjà interné dans le camp des Milles près d’Aix en Provence, Max Ernst réussit à émigrer vers les États-Unis. L’exil de Walter Benjamin, en revanche, trouva sa fin à la frontière franco-espagnole. Un destin particulier fut celui de Benjamin Fondane, né Benjamin Wechsler d’une famille juive en 1898 à Jassy (Iaşi) en Roumanie. À Paris, il participait aux grands débats philosophiques et littéraires, notamment dans les milieux d’avant-garde sans pour autant adhérer à un de ces mouvements. Or, sous l’Occupation, la menace pour sa personne accrut, malgré sa notoriété naissante et ses nombreux amis. En 1944, il fut arrêté par la police française, puis déporté à Auschwitz-Birkenau où il mourut assassiné dans une chambre à gaz. Par ailleurs, Cioran, un autre exilé roumain, bien qu’il eût des affinités avec l’idéologie fasciste, fit des démarches pour sauver la vie de Fondane. Un autre cas est également digne d’attention : Emmanuel Levinas, philosophe français d’origine lituanienne, rédigea l’essentiel de son essai De l’existence à l’existant durant sa captivité dans un camp de prisonniers allemand. Victor Brauner, peintre surréaliste roumain, se réfugia dans les Pyrénées. De même, le Limousin, autre haut lieu de la Résistance accueillit des artistes de renom comme le photographe Izis (Israëlis Bidermanas), Juif d’origine lituanienne, ou l’Autrichien Raoul Hausmann, peintre et poète dadaïste. Et un des fondateurs du mouvement Dada, le poète et essayiste Tristan Tzara (Samuel Rosenstock) fut le délégué du Comité National des Écrivains pour le Sud-Ouest, d’où son amour pour la langue et la culture occitanes qui, en 1945, l’amena à contribuer à la fondation de l’Institut d’études occitanes. PUBLICATION des actes en préparation.
Type de document :
Communication dans un congrès
Liste complète des métadonnées

https://hal-unilim.archives-ouvertes.fr/hal-01075671
Contributeur : Till Kuhnle <>
Soumis le : dimanche 19 octobre 2014 - 13:49:16
Dernière modification le : mercredi 28 février 2018 - 17:06:03

Identifiants

  • HAL Id : hal-01075671, version 1

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Citation

Till Kuhnle. Limoges, du 9 au 11 oct. 2014: Organisation du colloque "Terre promise et terre de refus. Art et littérature des réfugiés en France face à l’Occupation" (EHIC, avec la colloaboration de la chaire d'excéllence 'Gestion du conflit et du post-conflit, le Musée départementale de l'art contemporain de Rochechouart et le Musée de la Résistance à Limoges). Contribution présentée: « Donner un sens à ce cauchemar? Exil et captivité comme ouvertures vers l’existence chez Levinas et chez Fondane » . "Terre promise et terre de refus. Art et littérature des réfugiés en France face à l’Occupation", Till Kuhnle (EHIC), Oct 2014, Limoges, France. ⟨hal-01075671⟩

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