Emergence de la géoépidémiologie socio-environnementale au service des pays de la zone tropicale

Résumé : Introduction.– Incontestablement, la démocratisation des Systèmes d’Information Géographique (SIG) a ouvert de nouvelles perspectives pour l’épidémiologie, l’incitant à raisonner géographiquement, bien au-delà de la dimension descriptive. Objectif.– Il s’agit de montrer l’efficience de la géomatique pour l’étude de la distribution spatiale d’un phénomène épidémiologique, des hypothèses socio-démographiques et/ou d’expositions environnementales, et de l’accès au soins. Méthode.– Afin d’illustrer notre propos, nous avons sélectionné deux études de cas qui ont eu recours à un SIG : les inégalités géographiques dans la prévalence des principales pathologies neurologiques au sein d’une communauté villageoise mexicaine (Azumiatla, Mexique), et l’optimisation de l’accès aux traitements antiépileptiques dans un district rural Lao (Pakgnum, Laos). Grâce à une structuration spécifique des données collectées, le SIG a permis une approche multi-factorielle spatialisée pour répondre aux questions posées. Résultats.– À Azumiatla (5195 individus interrogés), nous avons dressé une cartographie de la prévalence des pathologies neurologiques (céphalées, épilepsies, AVC, infections du SNC, neurocysticercose). Les cartes obtenues ont ensuite servi à l’analyse des facteurs de risque. À Pakgnum (51 000 personnes – 315 épileptiques estimés), le SIG participe à la coordination d’une recherche interventionnelle visant à optimiser les échanges entre 9 centres de soins et les 53 villages situés dans leurs territoires de compétences. Discussion.– In fine, nous comparons les résultats obtenus à ceux d’une exploitation des données qui n’aurait pas considéré la dimension spatiale, afin de mettre en évidence la plus value réelle apportée par l’usage d’un SIG. Nous verrons que l’outil est une ressource de premier plan pour l’épidémiologie, à condition qu’il soit combiné à un savoir géographique d’analyses et de diagnostics (socioéconomiques et environnementaux) des territoires. Conclusion.– Les apports de la géomatique ne se limitent donc pas à un raisonnement géostatistique mais bien plus à une approche pluridisciplinaire combinant géographie et épidémiologie : la géoépidémiologie socioenvironnementale.
Type de document :
Communication dans un congrès
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Contributeur : Elisabeth Grelier <>
Soumis le : jeudi 13 novembre 2014 - 15:04:52
Dernière modification le : vendredi 22 février 2019 - 01:32:58

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Farid Boumédiène, Benoît Marin, Michel Druet-Cabanac, Pierre-Marie Preux. Emergence de la géoépidémiologie socio-environnementale au service des pays de la zone tropicale. Journées de Neurologie de Langue Française, Apr 2014, STRASBOURG, France. pp.A 175, ⟨10.1016/j.neurol.2014.01.014⟩. ⟨hal-01082435⟩

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