La part sémiotique de l’anthropologie des modernes

Résumé : Les propositions de Bruno Latour, qui ont trouvé une forme d’achèvement dans l’Enquête sur les modes d’existence, offrent à la sémiotique greimassienne, et post-greimassienne, une voie de développement extrêmement fructueuse et novatrice, susceptible de fournir les fondements d’une « anthropo-sémiotique des modernes ». Il ne s’agit pas d’adopter sans discussion les propositions du sociologique, ni de les traduire dans l’appareil sémiotique de l’Ecole de Paris, mais d’exploiter la part foncièrement sémiotique de ces propositions. Une première phase de la recherche, montre que chacun des quinze modes d’existence décrits par Latour, qui structurent le champ social en domaines (la science, le droit, la fiction, la technique, la politique, etc.), mobilise une scène actantielle spécifique et repose sur une composante énonciative, de l’ordre de l’effectuation qui confère au mode d’existence son poids existentiel. Deuxième phase de la réflexion, la part sémiotique inhérente aux modes d’existence donne en quelque sorte les moyens de leur dépassement par la sémiotique elle-même. Il appert en effet que l’on peut identifier, derrière chacun des modes d’existence, une sémiose particulière. Ce dernier point, fondamental, conduit à ébaucher les traits d’une anthropo-sémiotique qui interroge l’économie générale de la théorie sémiotique post-greimassienne.
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Contributeur : Aurore Famy <>
Soumis le : mercredi 14 mars 2018 - 14:58:29
Dernière modification le : jeudi 15 mars 2018 - 01:22:55

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Aurore Famy, Nicolas Couegnas. La part sémiotique de l’anthropologie des modernes. Semiotica, De Gruyter, 2017, 2017 (219), pp.435 - 454. ⟨10.1515/sem-2017-0071⟩. ⟨hal-01732389⟩

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