La part sémiotique de l’anthropologie des modernes - Archive ouverte HAL Accéder directement au contenu
Article Dans Une Revue Semiotica Année : 2017

La part sémiotique de l’anthropologie des modernes

Aurore Famy
Nicolas Couegnas

Résumé

Bruno Latour’s proposals, which found a certain form of completion in l’Enquête sur les modes d’existence, offer a highly profitable and pioneering way of development to Greimas and post-Greimas’ semiotics, likely to provide the founding principles of a “Contemporiaries’ anthropo-semiotics.” This is not about adopting the sociologist’s proposals without arguing, nor translating them within the semiotics’ device of the Ecole de Paris (Paris’ School), but it is about making the most of the fundamental semiotics part of those proposals. The first phase of the research shows that each of the fifteen existence modes described by Latour, which structure the social field into areas (science, law, fiction, technics, politics, and so on), enlists a specific narrative scene, and relies on an enunciative component in the range of l’effectuation (application) which grants the existence mode its existential weight (/influence). The second phase of the reflection, the semiotics part inherent to the existence modes, gives in some ways the means of their surpassing by semiotics itself. Indeed, it appears that behind each existence modes we can identify a particular semiosis. This fundamental last point, leads to make a start on an anthropo-semiotics which questions the general economy of the post-Greimas semiotics’ theory.
Les propositions de Bruno Latour, qui ont trouvé une forme d’achèvement dans l’Enquête sur les modes d’existence, offrent à la sémiotique greimassienne, et post-greimassienne, une voie de développement extrêmement fructueuse et novatrice, susceptible de fournir les fondements d’une « anthropo-sémiotique des modernes ». Il ne s’agit pas d’adopter sans discussion les propositions du sociologique, ni de les traduire dans l’appareil sémiotique de l’Ecole de Paris, mais d’exploiter la part foncièrement sémiotique de ces propositions. Une première phase de la recherche, montre que chacun des quinze modes d’existence décrits par Latour, qui structurent le champ social en domaines (la science, le droit, la fiction, la technique, la politique, etc.), mobilise une scène actantielle spécifique et repose sur une composante énonciative, de l’ordre de l’effectuation qui confère au mode d’existence son poids existentiel. Deuxième phase de la réflexion, la part sémiotique inhérente aux modes d’existence donne en quelque sorte les moyens de leur dépassement par la sémiotique elle-même. Il appert en effet que l’on peut identifier, derrière chacun des modes d’existence, une sémiose particulière. Ce dernier point, fondamental, conduit à ébaucher les traits d’une anthropo-sémiotique qui interroge l’économie générale de la théorie sémiotique post-greimassienne.
Fichier non déposé

Dates et versions

hal-01732389 , version 1 (14-03-2018)

Identifiants

Citer

Aurore Famy, Nicolas Couegnas. La part sémiotique de l’anthropologie des modernes. Semiotica, 2017, 2017 (219), pp.435 - 454. ⟨10.1515/sem-2017-0071⟩. ⟨hal-01732389⟩
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