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Épidémiologie de l’artériopathie des membres inférieurs

Résumé : On estime à plus de 200 millions le nombre d’individus touchés par l’artériopathie des membres (AOMI) dans le monde. Cette prévalence aurait augmenté d’environ 25 % entre 2000 et 2010, et notamment dans les pays à revenu faible/intermédiaire. En France, on estime que près d’un million de français présenterait cette maladie. Près de deux-tiers de la population atteinte d’AOMI présente sa forme asymptomatique. Ainsi, la majorité des études épidémiologiques ont recours à la mesure de l’index de pression systolique (IPS). Un IPS ≤ 0,90 signe la présence d’une AOMI. La détection des formes symptomatiques de l’AOMI nécessite le recours à des questionnaires standardisés, permettant de diagnostiquer la claudication intermittente. Les études concernant l’ischémie critique – la forme la plus sévère de la maladie – sont encore rares : on estime dans les pays occidentaux une prévalence de l’ordre de 0,5–2,0 % dans la population de plus de 40 ans. Comme toute maladie athéromateuse, les facteurs de risque sont de 4 ordres (facteurs génétiques, les facteurs de risque traditionnels, les facteurs métaboliques et inflammatoires, et les facteurs psycho-socioéconomiques) avec néanmoins des poids différents par rapport à la maladie coronaire. Du fait de leur grande prévalence et leur association avec la survenue de l’AOMI, le tabagisme et l’hypertension artérielle sont les deux premiers pourvoyeurs de cette maladie en population. Le diabète est un puissant facteur de risque, et son essor dans la population contribue à l’augmentation de la prévalence de l’AOMI. Chez le claudicant, le risque d’amputation est de 5 % à 5 ans, passant à 25 % à un an en cas d’ischémie critique. Mais le risque principal est celui des évènements cardiovasculaires tels que l’infarctus et l’accident vasculaire cérébral. On estime que 50 % de ces patients ont une atteinte coronaire concomitante, et 20 % ont une atteinte cérébrovasculaire. La mortalité non cardiovasculaire, essentiellement liée au cancer, est également plus importante que la population générale. Globalement, le contrôle des facteurs de risque traditionnels a un effet favorable tant sur la diminution du risque de survenue de la maladie que son évolution et ses complications.
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Contributeur : Elisabeth Grelier <>
Soumis le : jeudi 3 septembre 2020 - 17:45:53
Dernière modification le : lundi 7 septembre 2020 - 15:43:22

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Victor Aboyans, Marie-Antoinette Sevestre, Iléana Desormais, Philippe Lacroix, Gerry Fowkes, et al.. Épidémiologie de l’artériopathie des membres inférieurs. La Presse Médicale, Elsevier Masson, 2018, 47 (1), pp.38-46. ⟨10.1016/j.lpm.2018.01.012⟩. ⟨hal-02042922⟩

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