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Communication dans un congrès

Déguster, formuler, reformuler : le discours œnologique dans tous ses états

Résumé : Selon l’expression, de Léglise, rapportée par Peynaud et Blouin (2013), le dégustateur ne présente pas un vin en disant « qu’il fleure bon l’acétate d’isoamyle, l’alpha-ionone, la glycyrrhysine et la benzaldéhydecyanhydrine, mais plus simplement qu’il sent le bonbon acidulé, la violette, la réglisse et la cerise ». Autrement dit, si la mise en mot est absolument indissociable du travail d’un dégustateur, la reformulation l’est tout autant, et agit dès le début de l’opération de perception et de catégorisation des sensations. Or les descriptions produites dépendent très largement des situations de dégustation, de leur visée pragmatique, mais aussi des cadres de communication où s’insère la description, et donc des contraintes génériques associées à ces cadres. Dans le cadre d’un programme de recherche plus large, portant sur les descripteurs sémiolinguistiques des vins nature (sans intrant, sans sulfite ajouté, etc.), on s’intéressera aux descriptions œnologiques de ces vins particuliers, encore marginaux mais relativement médiatisés, dans différents médias, genres, et situations. On distinguera notamment les divers guides récents publiés sur le sujet, les bandes dessinées consacrées spécifiquement au vin nature, des sites dédiés, émanant soit de professionnels soit de particuliers, et les descriptions réalisées en situation de dégustation. Il y a, dans l’ambition de mieux connaître et de maîtriser les manières de parler du vin naturel un enjeu sociétal, et plus précisément sanitaire. Mais aussi un enjeu théorique fort, centré sur la question fondamentale de la mise en discours du sensible, que la problématisation en termes de reformulation permet de poser à nouveaux frais, avec une perspective empirique assumée. La recherche proposée se situe à la croisée de différents champs de recherche sémio-linguistiques : 1) les travaux réalisés dans le champ de la sémiotique du sensible, et plus spécifiquement sur la question de l’iconicité de la dégustation œnologique (Bordron, Moutat), 2) les analyses linguistiques des lexiques de la dégustation (Normand S.) 3) le traitement de la question médiatico-générique (Ablali, Badir & Provenzano, Couégnas), et enfin 4) les recherches en Sciences de l’Information et de la Communication sur la dégustation (Boutaud J.-J., Stengel K.)
Type de document :
Communication dans un congrès
Liste complète des métadonnées

https://hal-unilim.archives-ouvertes.fr/hal-02570121
Contributeur : Audrey Moutat <>
Soumis le : lundi 11 mai 2020 - 18:12:46
Dernière modification le : mardi 12 mai 2020 - 01:44:58

Identifiants

  • HAL Id : hal-02570121, version 1

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Citation

Audrey Moutat, Nicolas Couegnas. Déguster, formuler, reformuler : le discours œnologique dans tous ses états. Reformuler, une question de genre ?, Jun 2019, Porto, Portugal. ⟨hal-02570121⟩

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